SIG Géomatique

Cartographier l’invisible : une approche duale sur la mobilité et le bruit.

Flux de trafic

La cartographie, l’art de produire des cartes, cherche à représenter ce qui est visible à l’œil nu. Ce qui est visible provient de ce qui est matérialisable de prime à bord. C’est-à-dire les routes, la végétation, le bâti, l’eau. Tout ce qui est visible sur l’écorce terrestre. Cependant, il existe d’autres phénomènes perceptibles seulement par l’audition ou par les sensations. Ce sont ces phénomènes qui nous intéressent. En plus d’identifier une voiture qui se déplace, on pourrait produire une carte de flux des véhicules se déplaçant d’un point à un autre tout en mentionnant les caractéristiques des flux produits. Il est tout à fait possible de capter la force d’un flux, ses propriétés et sa vitesse. Un camion qui se déplace ne produit pas les mêmes flux qu’un véhicule de ville partant du fait que le poids volumique de l’un et de l’autre diffère. Une cartographie de flux de véhicules consiste à représenter visuellement les déplacements de véhicules sur un territoire donné afin d’analyser le trafic, la congestion et les habitudes de mobilité. L’analyse du trafic inclut les arrêts, les stationnements et aussi peut être les prises de carburant dans les stations-services.

Un autre phénomène que l’individu ne voit pas est le bruit. On le ressent ou on l’entend. Par conséquent on ne peut pas le toucher. Le phénomène pourtant peut être cartographié en se servant des techniques pour capter, enregistrer ou géolocaliser le bruit. Évidemment les sources de bruit n’intéressent pas ce post. La carte à produire va représenter le bruit ambiant dans un environnement tout en mentionnant ses principales caractéristiques en termes de décibels et les niveaux sonores. Sans oublier que l’enregistrement des niveaux sonores s’effectue avec un sonomètre qui peut être géolocalisé ou non.

D’autres cas portant sur la cartographie de l’invisible c’est-à-dire tout ce qui est immatériel sont : les températures qu’on ressent sans pouvoir toucher, les vents, la pression de l’air, les transferts d’argents etc.. On parle de la cartographie du bruit ou de la cartographie des flux. Cela peut être des flux financiers, des flux aériens etc…

Quitter la version mobile