L’hydrosphĂšre se dĂ©finit comme l’ensemble des eaux qu’il y a sur la planĂšte. Cet ensemble inclut les lacs, les fleuves, les mers et les ocĂ©ans mais aussi les eaux sous les formes solides et gazeux. Respectivement les glaciers, les neiges et l’eau Ă lâĂ©tat gazeux qui varie selon les pĂ©riodes l’annĂ©e. Outre cela, l’Ă©vapotranspiration, les prĂ©cipitation et les ruissellements composent le cycle de l’eau.

Les pressions que l’homme exerce sur la planĂšte modifie le systĂšme terrestre sur plusieurs aspects. En consĂ©quence, cette modification par exemple a des rĂ©percussions sur le niveau des eaux, les bouleversements climatiques et d’autres aspects comme l’augmentation de la sĂ©cheresse ou les changements intempestifs de la pluviomĂ©trie.

L’Agence Spatiale EuropĂ©enne (ESA) a mis au point plusieurs satellites dont Sentinel-2 et Sentienl-3. Ces deux engins spatiaux surveillent et suivent les changements qui s’opĂšrent au niveau de l’hydrosphĂšre. En outre, les bandes spectrales de ces satellites sont orientĂ©es vers la gestion des ressources en eau Ă la surface de la terre. Cependant, il revient Ă ces satellites en mission de surveiller la qualitĂ© de l’eau. Cette surveillance implique lâĂ©tat de santĂ© de toute les composantes de l’eau y compris les tempĂ©ratures.
Sentinel-3 a pour mission de collecter des donnĂ©es optiques et altimĂ©trique sur les ocĂ©ans et continents. Le satellite embarque en orbite l’insturment OCLI dotĂ© de 21 bandes spectrales et de 4 capteurs. Ocean and Land Colour Instrument (OLCI); Sea and Land Surface Temperature Radiometer (SLSTR); SAR Radar ALtimeter (SRAL) et Microwave Radiometer (MWR). Trois autres instruments complĂštent ces quatre autres pour augmenter la prĂ©cision dans la collecte. Il s’agit de :
- DORIS : a Doppler Orbit Radio positioning system
- GNSS : a GPS receiver, providing precise orbit determination and tracking multiple satellites simultaneously
- LRR : to accurately locate the satellite in orbit using a Laser Retro-Reflector system.
Quelle est lâimportance de la surveillance de la qualitĂ© de lâeauâŻ?
Source : UN-Spider
Pour que l’eau soit considĂ©rĂ©e comme propre Ă la consommation humaine, et pour que l’eau contribue au bon fonctionnement des Ă©cosystĂšmes, ses conditions physiques, chimiques et biologiques doivent rĂ©pondre Ă certaines exigences. La qualitĂ© de l’eau est mesurĂ©e par plusieurs facteurs tels que la concentration en oxygĂšne dissous et en bactĂ©ries, la quantitĂ© de sel (ou salinitĂ©) et de matiĂšres en suspension dans l’eau (turbiditĂ©). Dans certains plans d’eau, la concentration d’algues microscopiques et les quantitĂ©s de pesticides, d’herbicides, de mĂ©taux lourds et d’autres contaminants peuvent Ă©galement ĂȘtre mesurĂ©es pour dĂ©terminer la qualitĂ© de l’eau. MalgrĂ© lâexistence de mĂ©thodes scientifiques permettant dâĂ©valuer la qualitĂ© de l’eau, il est toujours trĂšs difficile de dire si l’eau est « bonne » ou « mauvaise », c’est pourquoi la dĂ©termination de la qualitĂ© est faite en fonction de l’usage de lâeau ou du besoin.
Comment la qualitĂ© de lâeau est-elle surveillĂ©e de lâespaceâŻ?
Source : UN-Spider
L’eau possĂšde des caractĂ©ristiques de rĂ©flectance spĂ©cifiques (mesurĂ©es pour diffĂ©rentes longueurs d’onde de la lumiĂšre, appelĂ©es spectre lumineux), basĂ©es sur les propriĂ©tĂ©s de diffusion et d’absorption de ses constituants optiquement actifs. Ces caractĂ©ristiques sont directement ou indirectement liĂ©es Ă des paramĂštres pertinents de la qualitĂ© de l’eau (indicateurs) tels que la turbiditĂ© et les matiĂšres en suspension, le phytoplancton et son principal pigment, la chlorophylle, les dĂ©tritus, la salinitĂ©, le phosphore total (PT), la tempĂ©rature, le pH et la matiĂšre organique colorĂ©e dissoute. GrĂące Ă la connaissance de leurs caractĂ©ristiques optiques, il est possible de retrouver des valeurs quantitatives concernant la concentration de ces diffĂ©rents constituants de l’eau, en se basant uniquement sur la rĂ©flectance de la lumiĂšre mesurĂ©e par les capteurs satellites. DiffĂ©rents capteurs montĂ©s sur des satellites et d’autres plateformes, comme des avions, mesurent ainsi la quantitĂ© de rayonnements rĂ©flĂ©chie par la surface de l’eau pour diffĂ©rentes longueurs d’onde.
Mesure de la quantitĂ© de matiĂšre en suspension dans lâeau (turbiditĂ©)
Source : UN-Spider
La turbiditĂ© de l’eau peut ĂȘtre mesurĂ©e par satellite et dĂ©terminĂ©e en mesurant la rĂ©trodiffusion de la lumiĂšre entre 450 et 800 nm. Il s’agit d’un paramĂštre clĂ© de la qualitĂ© de l’eau, qui est liĂ© linĂ©airement Ă la diffusion de la lumiĂšre par les particules organiques et inorganiques prĂ©sentes dans l’eau. Elle est Ă©galement liĂ©e au total de matiĂšres en suspension pour les valeurs de turbiditĂ© faibles Ă modĂ©rĂ©es. L’unitĂ© de mesure est l’UnitĂ© de TurbiditĂ© Formazine (FTU), qui est similaire Ă l’UnitĂ© de TurbiditĂ© NĂ©phĂ©lomĂ©trique (NTU). Cette unitĂ© correspond Ă 0,0118/m de rĂ©trodiffusion Ă 550nm.














