Plus d’une vingtaine de pays concernés par les conflits frontaliers

Pour montrer la rigueur de l’information géographique qui doit être disponible partout surtout à l’ère d’internet, Google a trouvé sa manière de représenter les frontières qui sont en conflit avec son Système d’Information Géographique via son application de type Webmapping Google Maps. En activité depuis Avril 2006, suite au rachat en octobre 2004 de la start-up australienne Where 2 Technologies, le service de cartographie en ligne (Webmapping), Google Maps est un service disponible sur PC, sur tablette et sur smartphone qui permet, à partir de l’échelle mondiale, de zoomer jusqu’à l’échelle d’une habitation (Wikipedia, 2020). Le service qui n’a pas les mêmes objectifs que Google Earth revendique désormais 1 milliard d’utilisateurs mensuels actifs.

Afin d’afficher sa neutralité dans les zones en conflits, Google Maps a trouvé une parade pour afficher les frontières de chaque pays surtout ceux qui font l’objet d’un contentieux. Plus d’une vingtaine de pays ont des problèmes de frontières. Google Maps a trouvé une manière de présenter ses frontières conflictuelles en les marquant par des pointillés alors que les frontières qui ne présentent pas de disputes ont des lignes pleines. Ainsi entre le Maroc et le Sahara Occidental. Ce dernier est revendiqué par le Maroc et aussi par le RASD -La République arabe sahraouie démocratique-
Pour l’ONU, le Sahara occidental est un territoire non autonome, dont la décolonisation n’est pas terminée : l’ONU ne reconnaît ni la RASD ni la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental (Wikipedia, 2020)

Le Soudan du Sud, Etat nouvellement crée a des problèmes de frontière avec le Kenya. Tout a coté, la Somalie et l’Ethiopie qui se disputent une frontière longue de 600 km n’a jamais fait l’objet d’une démarcation ni d’un abornement et est encore contestée entre les deux pays.

L’inde et le Pakistan se disputent la région du Cachemire depuis plus de 75 ans déjà. Le Conflit a entrainé plusieurs milliers de morts et les contestations continues toujours. Seulement, par le jeu d’adresses IP (Internet Protocol), hors de l’Inde, vous constatez bien la délimitation des frontières contestées en pointillés. Mais Une fois dans le territoire indien, cette zone apparait partie intégrante de l’Inde.

Google consulte les Nations unies, les traités internationaux, des agences gouvernementales, mais également des diplomates et des décideurs politiques. « Nous restons neutres sur les différends géopolitiques et faisons tout notre possible pour afficher objectivement les zones contestées. Dans les pays où nous disposons de versions locales de Google Maps, nous suivons la législation locale lors de l’affichage des noms et des frontières », explique Ethan Russell (Paris Match, Fev. 2020), directeur de la gestion des produits pour Google Maps.

http://www.limko.cm/wp-content/uploads/2019/09/Google-Maps.jpghttp://www.limko.cm/wp-content/uploads/2019/09/Google-Maps-150x150.jpgGilles TounsiSIG Géomatiquefrontière,Geographie,geolocalisation,Geomatique,WEB SIGPlus d'une vingtaine de pays concernés par les conflits frontaliers Pour montrer la rigueur de l'information géographique qui doit être disponible partout surtout à l'ère d'internet, Google a trouvé sa manière de représenter les frontières qui sont en conflit avec son Système d'Information Géographique via son application de type Webmapping...