14 juin 2024
Region de montagne
SIG Géomatique

Comprendre les facteurs de risques que présentent les régions de montagnes

Ces facteurs permettent de faire des esquisses de propositions rationnelles pour gérer les risques que présentent les milieux de montagnes

Dans la gestion des aspects des régions de montagnes, un des aspects est le risque. Nous définissons le risque qu’il soit naturel ou pas comme la probabilité qu’un phénomène naturel puisse causer des nuisances similaires à des catastrophes. Une catastrophe c’est la survenue ou l’effectivité de la menace. C’est aussi une situation de crise plus ou moins grave provoquée par la projection d’un phénomène naturelle plus ou moins brusque qui engendre des pertes et dommages plus ou moins importants sur l’environnement, les personnes et les biens.
Gérer le risque, c’est faire en sorte que le risque ne transforme pas en catastrophe.
Gérer la catastrophe, c’est déployer toutes les actions techniques pour minimiser l’impact de la catastrophe qui est là.
Le risque est une fonction avec plusieurs variables qu’il faut tenir compte quand on a à gérer un risque dans une zone donnée.

Il y a la variable VULNERABILITE c’est-à-dire fragile, faible, incapable de faire face à une contrainte. La vulnérabilité du milieu physique, c’est la capacité pour celui-ci de générer un phénomène catastrophique. Les frontières entre les plaques tectoniques du globe terrestre sont des zones vulnérables pour les tremblements de terre et les éruptions volcaniques.

La vulnérabilité humaine peut se définir comme la capacité des hommes à percevoir le danger, à faire face à ses manifestations et à se relever des effets de la catastrophe. (ZONING, 2018) Dans la gestion des risques en milieu de montagne, deux verbes sont à prendre en compte. Ce sont les verbes PRÉVOIR et PRÉVENIR. Le premier envisage le fait d’anticiper et le deuxième verbe revient à prendre des dispositions pour que la catastrophe ne survienne pas.

Region de montagne
Dschang, Ouest Cameroun
(c)Photo: Dijor, Flikr

Cette notion de vulnérabilité humaine intègre quatre variables importantes dans la gestion du risque en milieu de montagne.
La variable POLITIQUE pointe les pouvoirs publics de part leur négligence pour la prévention des catastrophes naturelles.
La variable SOCIO-ECONOMIQUE. Une certaine couche de la population n’a pas les moyens pour s’adapter à la catastrophe. On peut observer que dans une catastrophe, c’est les pauvres et les démunis qui souffrent le plus.
La variable DEMOGRAPHIQUE. C’est un facteur qui détermine une forte concentration de population dans une zone à risque. En plus, on la qualité de la population qui implique une population avec un fort pouvoir d’achat notamment les quartiers résidentiels.
La variable SOCIO-CULTURELLE
ici, il faut savoir où se trouve le risque qu’on peut prévenir. Cette variable implique aussi la sorcellerie ou la croyance en sa pratique, ou tout autre forme de croyance liée aux traditions (Pays d’Amérique Centrale)

Dans une carte des zones à risques, on pourra observer une zone avec un risque faible, une zone à risque modéré et une zone avec un risque fort. Il faut donc des données quantitatives qui permettent de faire la classification, analyser les aléas avec un certain nombre d’indicateurs (vents, maisons, solides, faibles).

Une formule dans la gestion des risques en milieu de montagnes est régulière. Elle permet de mettre en évidence les facteurs du risque naturel.

Plus un facteur est élevé, plus le risque est grand. Dans un prochain post, nous parlerons du schéma universel de lutte contre les catastrophes naturelles

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